29/04/2013

3/5 : 9e Rapide du Bas Montreuil

 vendredi 3 mai 2013

20h00, ronde 1

5 rondes de 15 minutes + 3 secondes par coup

tournoi rapide homologué FFE
limité aux 50 premiers pré-inscrits
gratuit
licence (B ou A) obligatoire
tournoi organisé par Tous aux échecs à Montreuil !

coupe au 1er du tournoi et coupe au 1er Jeune de - 14 ans

Maison du Bas Montreuil
2/4 place de la République
93100 Montreuil.
renseignements : aliduf@hotmail.fr

métro : Robespierre, station Vélib' en face.
merci de se pré-inscrire par SMS auprès de l'arbitre : 06 28 06 48 92

28/04/2013

ScOOOp : Xavier Rubini gagne le tournoi des experts du Perreux !

Il vous l'avait annoncé dès 12h27 ce matin, il a tenu parole !


Deux heures lui ont suffi pour recharger les batteries entre la fin du 100e Puro du Café de l'Est Parisien et le recarrelage matutinal de pied en cap de la SdB. Quelle santé !

Quelques secondes de plus, Timoléon l'Afrique et moi rations notre transport public et on arrivait avec un handicap de 25 min pour la première ronde de cette après-midi. Que nenni !
Je ne sais pas si cela aurait changé quelque chose, à vrai dire.
En effet, Jérémie, mon sympathique adversaire, a fait un  douzième coup encore jamais vu - me semble-t-il - dans les annales échiquéennes...
Ce sont carrément les douze coups de minuit qui sonnaient dans sa tête :
alors que mon Fou noir se trouve en g2 (nuevo fianchetto) et fourchette la Tour blanche h1 et le Cavalier blanc d5 (l'ancien locataire de la case g2, le Fou blanc avait été trop goulu et n'avait pas réussi à bien digérer un pion noir), Jérémie (avec un grand sourire) lance son va-tout : petit roque des Blancs !?!??!
Appel de l'arbitre, ChrisChris, qui est prêt à infliger une... pénalité de 2 min à Jérémie pour coup irrégulier.
Non merci, deux minutes de bonus me suffiront, mais en précisant bien cependant aux Noirs qu'ils doivent désormais jouer... leur Roi !
Abandon de Jérémie. Fin de la 9e et avant-dernière partie (du moins le croyais-je...).

Du coup j'ai le temps de voir les autres parties dont celle incroyable entre Jojo et FloFlo :
malgré deux pièces de moins, Jojo a une attaque gagnante avec deux mats possibles dont un seul parable. FloFlo gagne quand même, comme quoi !

Reste l'ultime dixième ronde à jouer pour le titre (cadence en 61 min KO).
Je décide de laisser à mon camarade la paire de Fous pour, pensais-je, obtenir une attaque à tout-va irrésistible sur son roque.
Las, le simple Rh8 lui permet d'éviter tous les traquenards, et c'est moi qui dois songer à rabattre ma Dame et mon Cavalier et enfin roquer pour empêcher une trop forte contre-attaque.
Je n'ai plus que 4 min à la pendule face à 15 minutes, bof.
Beaucoup d'échanges : il me reste un Fou et deux pions contre 3 pions et... 39 secondes contre 1 min 40.
Je propose alors match nul que mon adversaire accepte illico.

Je me retrouve donc ex aequo avec Rivet Fixe (21 points chacun).
Rivet Fixe m'explique finalement que j'ai fait un superbe tournoi, car sur 10 parties je ne me suis incliné qu'une seule fois : face à lui, alors que lui a perdu trois fois (mais la prime à la victoire à 3 points, contre 1 seul point pour un match nul font qu'on se retrouve à égalité, avec 21 points chacun).

Le palpitant règlement concocté par Avner prévoit, en cas d'égalité, un match de départage en blitz Armageddon. (celui qui a les blancs a 5 minutes et l'obligation de gagner, contre 4 minutes pour les Noirs qui peuvent se contenter d'annuler pour devenir champion).

Ni lui, ni moi ne voulons choisir entre pile ou face.
Finalement Rivet Fixe choisit le "2".
Avner lance sa pièce de 2 balles en l'air.
Verdict : c'est à moi de choisir entre Blancs ou Noirs.

J'opte pour... les Blancs et la victoire à tout prix. C'est du blitz, crénom !

Sur les 5 confrontations précédentes (sans enjeu : 2 parties lentes et 3 blitz), Rivet Fixe mène sur le score sans appel de... 5 à 0 !


Et l'incroyable se produisit dans cette superbe partie à cent boules :
Rivet Fixe perd une qualité, puis une pièce, mais impensable : sa Dame arrive à se faufiler dans mon arrière-cours en béton armé, et il me semble bien, qu'aidée de son Cavalier, elle peut m'infliger un échec perpétuel.
Il reste 7 secondes à Rivet Fixe contre 1 min 23.
Rivet Fixe choisit de faire bondir son autre Cavalier pour voir ma Dame le... mater en h8 !!!


Un hourra retentit alors dans la salle : Xavier Rubini, arbitre de la fédération internationale des échecs, vient de remporter le tournoi "experts" du Perreux.

Qui l'eût cru ?

loin de la coupe aux lèvres ??





Non, non, Kusmi.

La "Dame qui s'enflamme à ma vue"

Gérard Desportes n'en a pas cru ses yeux,
le 2e Festival de l'échiquier de Paris est doté d'un Trophée original :
"La Dame qui s'enflamme à ma vue" signée Max Fol.

 
Notre tourneur fraiseur préféré, forgeron polyglotte, a choisi des essences rares : de l'érable blanc de Silésie pour le corps, de l'arbousier du Fium' (a frasca) pour la flamme, sur un socle de granite plutonique nommé Désir.

Et il a amené le tout à pied, depuis... Saint-Antonin-Noble-Val (heureusement pas de Prunelli), à la grande admiration de l'IO Titi, natif du Tarn-et-Garonne.

une partie à... 30 points Elo Fide



Remportée, à la manière du jeu "classique", par Joe-Luis Walker contre le premier Elo du tournoi !

Deux tables plus loin, c'est Yegonzo qui battait Sylvain, le plus fort Elo de l'autre open.


25/04/2013

26/4 : 133e Rapide homologué


vendredi 26 avril 2013

133e Rapide du Café de l'Est Parisien

tournoi homologué FFE
licence (B ou A) obligatoire, possibilité d'en prendre une sur place
5 rondes de 15 min + 3 s / coup, 21h3O

au café de l'Est Parisien - 156 rue du Faubourg St Martin - 75010 Paris
métro : Gare de l'Est, sans fumée, le dernier métro démarre son parcours à 2h00
limité aux 30 premiers inscrits

1er prix : DVD "La vie d'artiste" avec Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain

tarif : 5 €, canalistes : 2 €
pour vous inscrire, merci d'envoyer un mail à Xavier

27-29/4 : Festival de l'Echiquier de Paris

2e Festival Fide de l'Echiquier de Paris

Open A (1500-2199 Elo)
Open B (1000-1599 Elo)

6 rondes de 60 min + 30 s / coup

samedi 27 avril 2013 : R1 à 10h, R2 à 14h
dimanche 28 avril 2013 : R3 à 10h, R4 à 14h
lundi 29 avril 2013 : R5 à 10h, R6 à 14h

salle des fêtes de la Mairie du 3e, métro : Temple
dans le plus bel écrin parisien !

tarif réduit prolongé jusqu'au 15 avril 2013 (36 €/18 €)
seniors : 50 €, jeunes : 25 €

limité à 72 personnes (Opens A et B confondus) pour un confort optimal des joueurs
réservez dès à présent votre place en envoyant votre chèque libellé à l'ordre de l'Echiquier de Paris, à Yann Datessen, 2 cité Aubry 75020 Paris
tél : 06 23 20 17 62, oscitere@gmail.com

prix si 60 joueurs (opens A et B confondus) :
Open A : 1er 120 €, 2e 100 €, 3e 80 €, 1er 1750-1999 : 70 €, 1er 1500-1749 : 70 €
Open B : 1er bon achat 100 €, 2e bon achat 80 €, 1er 1000-1499 : bon achat 70 €

2e Festival de l'Echiquier de Paris

 les premiers inscrits aux opens A et B dans les deux posts qui suivent.

22/04/2013

Canal 1 côté viande


Voilà, c'est fini. L'équipe 1 du Canal a croûté son dernier pion, et termine en beauté cette première saison en N2.


            Ils nous avaient promis la guerre, ils ont connu l'enfer. Cap'tain Vince avait vu juste avec ses versets sataniques et autres passages de l'apocalypse psalmodiés au fil de multiples mails galvanisants adressés à sa fidèle armée. Les clichois avaient pourtant savamment fait monter la sauce à coup de provocations rageuses lors du passage de leurs capitaines (de N1 et N2) au club, et nous avons d'abord cru que ce match s'annoncerait comme le clou du spectacle, le feu d'artifice, la sous-promotion cavalier qui conclut le mat aidé en 9 coups. Prudents et prêts à en découdre avec l'équipe surprise (oui je me plais à penser, ainsi que toute l'équipe du Canal et la quasi-totalité des pousseurs de bois de l'Ile-de-France, qu'ils ont indûment usurpé notre place de prétendant légitime au renversement de l'hégémonie Limeillojéente (c'est dans le dico j'ai vérifié) – je ferme la parenthèse et je continue) de cette poule Nord-Ouest, nous alignions une de nos meilleures compos de la saison. Déjà qu'avec un Clichy 3 à bloc on serait partis trèèèès largement favoris, imaginez avec un Clichy 3 amputé d'une bonne moitié de ses meilleurs éléments. Nos valeureux malheureux adversaires du jour auront néanmoins eu le mérite de jouer leur chance à fond, mais quand ça veut pas...

Alors comme c'est la dernière de la saison, il nous faut bien sûr dresser le bilan de chacun. Je vous propose donc un petit résumé des interviews d'après match, dans le paddock d'Indy...


Table 1 : Mike 1 - 0 Keller
Dans une française, Mike se fait surprendre par l'ordre de coups adverse et se retrouve contraint de pêcher en eaux troubles aux alentours du 10e coup. Il sacrifie un pion et bloque le fort centre noir avec ses puissants poneys de trait. D'ailleurs visuellement, on dirait que c'est lui qui a le pion de plus, et l'attaque blanche semble surpuissante. Le décollage du pion f scellera rapidement le sort des noirs. f4-f5-f6-f7-(petite pause publicitaire)-Dg6-Dg8 mat. Vous allez rire, mais à un moment j'ai cru que Mike était mal dans l'ouverture. Oui je comprends rarement ce qui se passe dans ses parties, mais souvent il gagne alors on lui pardonne ses errements conceptuels.
Radio Canal : Mike, bravo pour cette saison. C'était mal parti et le cap'tain a failli te mettre à la porte après 3 rondes, mais on se félicite de t'avoir conservé dans l'effectif.
Mike : Oui j'ai bien vu cette hostilité parisienne envers le seul marseillais de l'équipe, mais quand j'ai vu tous ces clubs franciliens qu'on devait rencontrer, ça m'a rappelé ma haine viscérale pour le PSeuG et j'ai décidé de tout défoncer sans penser aux conséquences. Pour l'honneur. Pour l'OM. Tacles les pieds décollés, attaques de sauvage. Di Meco style.
RC : Quelle fougue ! Mais malgré cela tu restes un élément insaisissable au sein de cette équipe. Alors pour que les auditeurs te connaissent mieux, je te propose une petite interview.
RC : 3 mots pour te définir ?
Mike : Tchigo, Anigo, Puro
Joueur préféré ?
Mike : Tchigorine bien sûr. Et Morozevitch. Quand il joue la tchigo.
RC : Ta devise échiquéenne ?
Mike : Le jeu avant tout. Et jouer la Tchigo. Je travaille la Tchigo sur e4 mais ça marche moins bien, parfois ça me rend dingue alors je regarde la finale de 93 en boucle. Ça m'apaise.

Table 2 : Marcus ½ – ½ Mat la menace
J'avais bien fait de ne pas préparer grand-chose pour ce match. Je m'attendais à  tout sauf à jouer le cap'taine adverse. Après avoir tourné autour du pot pendant quelques coups, on transpose dans une variante pépère de l'est-indienne. Avec e3, mon adversaire indique clairement la couleur. On va s'ennuyer ferme. On échange quelques pièces, et le premier instant clé arrive. Dans une position qui aurait endormi Mike depuis longtemps, les noirs poussent h6 et proposent d'entrer dans les complications après C*f7. La bête cautionne ce coup pour les blancs, mais Mat la menace recule. Victoire psychologique. J'ai l'impression de lentement prendre le contrôle de la position mais le contrôle de temps approche. Je prends soin de me mettre minable à la pendule au moment où les blancs trouvent un contre-jeu puissant avec leur gros pion passé. On transpose en finale de cavaliers gagnante pour moi. Enfin je crois. En fait non. Je tente quelques péripéties, mais finis par partager le point. Je fais confiance à mon adversaire pour savoir annuler avec Roi contre Roi et Cavalier. J'aurais ptet du la jouer…
RC : Marcus, tu avais pour habitude d'avoir chaque saison au Canal un pourcentage de réussite à faire palir un dictateur africain lors des élections présidentielles. Quel effet ça fait d'avoir tout juste la moyenne ?
Marcus : C'est de la faute de mes adversaires. Soit ils intervertissaient leurs compos d'équipe et faisaient foirer ma prépa, soit ils rentraient dans ma prépa et gagnaient quand même.
RC : Qu'est-ce qui a pêché le plus dans ton jeu ?
Marcus : Probablement ma gestion du temps. Je répartis mal mes 5 min de réflexions entre le 12e et le 40e coup. Peut-être que je devrais me conserver au minimum 1 minute pour les 10 derniers coups. Pourtant à l'entraînement au Canal je travaille ma rapidité de lever de coude très régulièrement.
RC : Ta devise échiquéenne ?
Marcus : Autant mourir le ventre plein.
RC : Ton geste sportif de la saison ?
Marcus : J'hésite. J'ai gagné une partie au temps contre un papy au marathon de Saverne dans une position raide morte parce que mon adversaire avait oublié d'appuyer sur la pendule et que je mimais une intense réflexion. D'un autre côté, j'ai réclamé le gain d'une partie contre un MI au rapide de Lutèce avec seulement un fou contre un fou (de couleur opposée) et 2 pions, parce qu'il est tombé et qu'il me restait 2 secondes et une position de mat aidé possible. Choix cornélien.

Table 3 : Manouk 1 - 0 Juliette
Juliette, on te prie de nous excuser. On lui a dit d'arrêter mais il n'en fait qu'à sa tête. Mais qu'est-ce qu'on peut dire, après tout il gagne tout le temps avec ce truc. Ça défie les lois de la physique. La spéciale a encore frappé. Enfin plutôt légèrement poussé... L'espace de quelques coups, on a bien cru que Manouk allait envoyer la purée. Les pièces rivées sur le roque noir, il était difficile de se retenir de lâcher du matos. Il l'a pourtant fait, ne devant par la suite son salut à l'aile dame qu'à un piège machiavélique lui faisant gagner une pièce en fin de variante. Malgré cela il lui faudra batailler ferme en finale avec 2C + 3 pions contre F + 4 pions. Peu importe, l'exilé fiscal de l'équipe l'emporte après 5 heures de lutte.
RC : Manouk, satisfait de ta saison ?
Manouk : A part ma caisse réglementaire face à Limeil (il est scientifiquement prouvé qu'on doit se prendre une fessée par saison en jouant la moderne), j'ai plutôt bien perfé et je prends beaucoup de plaisir à maintenir numéro 4 à son rang sans pour autant le semer au classement.
RC : Quand même, 137 coups par partie en moyenne pour 7h15 de jeu, tu gardes ta motivation d'antan ? Sans compter le courroux de tes partenaires forcés de s'infliger ce spectacle à chaque ronde.
Manouk : Mais je vis pour ça l'ami. De la même manière que je ne suis le cinéma que pour démonter les opinions préconçues de mes interlocuteurs, je prends mon pied en prolongeant la souffrance d'autrui. Ça a commencé tout petit, je plumais régulièrement les canaris de ma grand-mère, et puis ça a pris de l'ampleur avec les pièges à loup sur le terrain de foot municipal, les laxatifs dans les pichets à la cantine... Aujourd'hui je me suis assagi, mais j'aime à l'occasion infliger une bonne torture morale à mes adversaires.
RC : C'est tout à fait singulier comme passion en effet. Et ta devise échiquéenne ?
Manouk : Plus c'est long plus c'est bon


Table 4 : Mehdi 0 - 1 Leeee Stahl
Aaaaah, la lame alsacienne. Voilà un recrutement bien senti. Comment résumer cette saison sans évoquer le vent de fraîcheur apporté par Pilou et Le Stahl ? Voilà un amateur de beau jeu, d'attaque, empreint d'optimisme et d'une dose d'inconscience face au danger. Un mini-Mike, la sagesse en moins et l'accent en plus. Et dimanche, le dragon était de sortie. Ça débite, ça débite, à savoir qui aura la plus longue (variante). Alors que les noirs s'apprêtent à digérer tous les pions blancs sacrifiés, l'adversaire du Stahl trouve les ultimes sacrifices permettant de percer la cuirasse noire. Las, ils manqueront le coche et laisseront filer le demi-point et le point. Incroyable, mais quand on lui fait observer que son dragon a pris l'eau, le Stahl ne manque pas de rappeler que la chance fait aussi partie du jeu. Imparable.
RC : Clément, tu es conscient que ta saison a été du grand n'importe quoi ?
Le Stahl (avec l'accent) : Wooooo j'sais pas là... Je gère, je gère. Bon j'avoue que contre Orléans j'ai un peu craqué mon slip en donnant une tour avant de me faire mater en 16 coups, mais souviens-toi de ma victoire sublime face à Créteil ! C'est çaaaa les échecs mec !
RC : OK, j'avoue que tu nous as parfois éblouis. Allez, lâche nous ta devise !
Le Stahl : Ohpopop, pas trop vite là, un p'tit Picon et après on voit !
RC : OK on va garder ça. Des objectifs pour la saison prochaine ?
Le Stahl : L'an prochain j'balance tout mec ! Cette année j'ai été sage, nouvelle équipe, nouvelle division... Maintenant que j'ai pris mes marques ça va envoyer du bois !


Table 5 : Max 1 - 0 Thomas Chokbengboun (pas pu résister, j’adore ce nom)
Ouf. Enfin ça se termine. Le lion de la Beauce en aura vu de toutes les couleurs cette année. Finies les rossolimo, les finales intenables perdues au bout du suspens, le lion respire ce soir. La dernière aura été la bonne, Max nous ramène un bon point. Original dans sa réalisation, mais comment aurait-il pu en être autrement de la part du seul véritable joueur romantique de l’équipe. Il n’est jamais aussi à l’aise que dans ses schémas improbables, oscillant entre l’équilibre instable et le franchement bancal (je vous laisse saisir la nuance). Aujourd’hui, il a courageusement grignoté les pions et l’espace à l’aile dame tout en contenant l’offensive noire sur son roque. Transposition en finale et gain technique, comme s’il voulait nous dire que lui aussi sait jouer aux échecs normalement quand il faut. On l’aurait presque oublié.
RC : Max, comment explique-tu tes résultats de cette année ?
Max : Ooof, je crois que j’ai pêché par manque de créativité. J’ai trop voulu suivre la théorie mais ce n’est définitivement pas pour moi. L’an prochain c’est promis, mes parties ne ressembleront absolument plus à rien.
RC : Considères-tu que jouer 1.a3 relève de la théorie ? Et qu’il suffit de répondre c5 à e4 pour que la partie ressemble automatiquement à une sicilienne même en jouant n’importe quoi derrière ?
Max : Mais tu exagères, j’ai même joué 1.c4 une fois. Mon adversaire a été tellement surpris que j’ai pris 1h30 d’avance à la pendule d’emblée.
RC : Ta plus belle partie de la saison ?
Max : Aaah sûrement celle contre Rouen. J’ai saccagé l’ouverture avec brio, dans la plus pure tradition corse. J’ai abandonné le centre, la paire de fous, un ou deux pions, et je me suis réfugié dans le maquis. Ensuite j’ai rassemblé les forces indépendantistes aux 4 coins de ma position éparpillée, et la résistance s’est organisée en mode guerilla. Un pion, 2 pions… Jusqu’à l’embuscade finale. Et hop, un poney corse dans la besace. Certes je partais de tellement loin, je n’ai pas réussi à convertir. Mais une bonne nulle contre un très fort adversaire.
RC : Et enfin ta devise échiquéenne ?
Max : A quoi ça sert de faire simple quand on peut faire compliqué.


Table 6 : Pilou 1 - 0 Gabriel
2e recrue de choix au Canal, le golden boy forme la paire alsacienne avec le Stahl. Toujours droit dans ses bottes, Hubert Bonisseur de Brolly fleure bon le gentleman français des années 60. Jouant avec panache et avide de bons mots, il nous régale de ses citations et de ses attaques sans concessions. Dimanche n’a pas échappé à la règle. Bien que partant favori de son match, il choisit une variante aigue, fidèle à son style. Dans un Benko un peu back-door, il parvient à regrouper ses pièces harmonieusement et à pilonner le fantassin e4 avec sa dame en a8 et son fou en b7. Habile. La technique fera le reste. Un gain propre, net et sans bavure qui aurait plu au Général de Gaulle.
RC : Pilou, comment décrirais-tu ta saison et ton joli score en N2 et en coupe de France ?
Pilou : Je n’ai fait que mon devoir. J’aime à penser que l’amour de la nation guide mes pas en chaque instant, mais je dois admettre qu’il est aisé d’être performant quand les bons coups vous semblent naturels.
RC : Tout de même, cet instinct de tueur… Cette capacité à harceler sans relâche un adversaire qui ne demande que la clémence dès les premiers assauts, et à porter le coup de grâce avec tant de fougue ? Que réponds-tu à tes détracteurs, qui revendiquent de faire l’amour, pas la guerre ?
Pilou : Non mais l’un n’empêche pas l’autre, j’ai toujours fait les deux et jusqu’à présent je n’ai jamais eu aucune plainte !
RC : Pour finir, ta devise échiquéenne ?
Pilou : J’aime me battre

Table 7 : Saik 0 – 1 Alexandre le Grand
En voilà un qui a bien mérité son surnom. Drago, Alexandre le Grand, Terminator… Appelez-le comme bon vous semble. Alexandre, c’est la précision au service de l’efficacité. Pas un mouvement de travers, pas une perte de temps. Il prend son adversaire à la gorge à la première occasion et ne finit de se développer que si par malheur il n’a pas déjà maté son adversaire au milieu de l’échiquier. Adepte des ouvertures du début du siècle, Alexandre aura marqué un grand nombre de points sans dépasser le 30e coup, parfois même sans dépasser le 20e. Cette dernière ronde de N2 n’a pas fait exception. Il faut dire que quand on ne maîtrise pas le gambit Evans, il vaut mieux ne pas être apparié contre lui. A peine 15 coups et déjà une pièce de plus. Le temps de se regrouper et la transformation en un point entier était pliée. Si on se maintient tranquillement cette année, on lui doit beaucoup. Merci m’sieur !
RC : Alexandre, dans quelle conditions as-tu appris le jeu, et qu’est-ce qui t’as donné ce style inimitable ?
Alexandre : Vous saveeez, en ULSS, conditions tlès dules, beaucoup tlavail, cultule léussite…
RC : Alexandre, n’en rajoute pas. Je te rappelle que le mur de Berlin était déjà tombé quand tu es né.
Alexandre : Ouais c’est vrai. Bon en fait c’est surtout en mettant de grosses mines en blitz à Giri que j’ai progressé. Je sentais qu’il en avait sous la pédale mais j’ai tenu à lui apprendre le respect et ça m’a forcé à avoir une préparation très aigue dans les ouvertures.
RC : Mais dis-nous, il y a forcément un truc. Comment te prépares-tu, d’où te vient cette inspiration ?
Alexandre : Allez j’avoue. Oui il y a un truc. En fait, à chaque début de partie, je tire un dé. Et je sacrifie autant de matériel que de points sur le dé. Cette année je n’ai jamais fait plus que 3, donc un cavalier ou un fou ça passe presque inaperçu. L’an prochain j’espère faire plus de 5, de 6… Là on atteint vraiment le point de non-retour. La limite entre la partie de 1200 et l’immortelle qui marquera l’esprit du club à jamais.
RC : Et ta devise échiquéenne ?
Alexandre : L’adversaire ne peut prendre qu’une pièce à la fois, alors autant tout mettre en l’air.


Table 8 : Tregoubov (Maxime, hein) ½ - ½ Marianne
Elle a d’abord cru à un poisson d’avril, mais non. Passée la surprise du nom de son adversaire, Marianne partait confiante. 500 points élos d’écart, généralement, ça ne pardonne pas. Elle joue d’ailleurs une Gruenfeld, pas réputée pour être une ouverture tranquille, ce qui devrait lui donner l’avantage dans les complications. Et puis non. Les blancs jouent une ligne tranquille, les noirs ne maintiennent pas la tension au centre, et voilà que tout s’aplanit totalement. La finale de fous de couleur opposée n’arrange rien, et Marianne aura beau tenter (un peu) de déséquilibrer le jeu tout en gardant les quelques pièces restantes, rien n’y fera. Une nulle qui la déçoit un peu, mais qui ne doit pas faire oublier sa très belle saison. Beaucoup de nulles, mais la plupart du temps contre des adversaires plus fort(e)s. Une préparation remarquable dans les ouvertures, parfois contre-balancée par un manque de prise de risque dans les moments critiques. Tout est là pour une belle progression dans les quelques années à venir !
RC : Marianne, première saison pour toi en N2, comment l’as-tu vécue ? Combien de points ?
Marianne : Ca s’est très bien passé, la concurrence était plus rude que l’an dernier forcément, mais j’ai bien tenu. Pour mon nombre de points, il y a une règle très simple. Tu prends le nombre de parties jouées et tu divises par deux.
RC : Et jouer avec tous ces mecs, ça n’est pas lassant à la fin ?
Marianne : Tu sais parfois, quand je vois les parties de certains de mes partenaires, je me dis que la gonzesse n’est pas forcément celle qu’on croit… Je ne donnerai pas de noms, mais le nombre de points qu’on a perdu sur la philidor cette saison c’est indécent.
RC : Cela te dérange-t-il de jouer au dernier échiquier ?
Marianne : Non pas vraiment. Mais vu que j’arrive à annuler contre n’importe qui, je pense que le capitaine pourrait me mettre en bloqueur au 2 ou au 3. Je pense que j’y arriverais au moins aussi bien que le Collector puisque lui aussi fait 50% cette année.

Enfin, il ne saurait y avoir d’analyse de la saison écoulée sans une petite interview d’Alban et de PalpaVince, pierres angulaires (et bien lisses pour certains) de cette équipe de choc.

Alban fut notre stoppeur cette année. Il a sauvé quelques poubelles, et marqué des points précieux dans les matchs clés. Bref, il a répondu présent quand on avait besoin de lui, et a su se faire accepter malgré ses différences (il fait partie des 7 membres encore en activité du club de supporters du FC Nantes) et ses handicaps (il aime se faire maltraiter sur sa philidor et joue n’importe quoi sur la hollandaise). A noter qu’il a aussi arbitré le dernier match de la saison, bien qu’il n’ait même pas eu à tricher pour nous faire gagner, chose qu’il aurait bien entendu fait sans aucun scrupule puisque, je vous le rappelle, on jouait contre Clichy.
RC : Alban, belle saison pour toi. Quel est ton meilleur souvenir ?
Alban : Je crois que j’en ai deux. Deux sacrifices de dame. Un premier non prémédité et qui aurait pu me coûter cher face à Issy. Je crois que c’est à partir de ce moment-là que mes partenaires ont commencé à hésiter à me comparer à un dingue ou à un génie. Puis, ensuite, j’ai digéré sans coup férir la dame de mon adverse brévannois. 1,5/2 contre une moyenne autour de 2150, ce qui donne une perf que j’estime modestement encore un peu en-dessous de mon niveau réel.
RC : Tant d’humilité t’honore mon cher Alban. Et tant que j’y pense, comment va Bilbo ?
Alban : Bilbo va bien. Il se remet peu à peu de la vision d’horreur quand il a vu Côté Viande sur le blog du Canal. L’an prochain il propose de venir galoper dans la salle de jeu afin de galvaniser les troupes. Va falloir penser à apporter du foin. On demandera aux bouseux de province de nous en apporter.
RC : La classe. Comme pour chacun, je peux te demander ta devise échiquéenne ?
Alban : D’abord je sers les fesses, après je presse les couilles de mon adversaire. Imparable.


On ne pouvait clôturer cette série d’interview sans lui. PalpaVince, auto-proclamé leader suprême de l’équipe 1, nous livre ici ses impressions sur la saison 2012-2013.
Tantôt Capitaine, tantôt Capitaine-joueur, tantôt chauffeur de caisse, tantôt chauffeur de salle… Cette année Cap’tain Vince était au four et au moulin. L’an dernier il avait été une des fourmis ouvrières ayant permis la montée sans contestation de l’équipe en N2, cette année il aura su s’effacer pour laisser la place à la jeune garde de l’équipe, un peu par humanité, un peu par lassitude. Sage décision, puisqu’après un départ catastrophique, l’équipe est lentement remontée dans le classement, terminant à une honnête 5e place.
RC : Bonjour Empereur Vincius D6cius, ou peut-être préfères-tu leader suprême ?
Vince : Tant que je représente une haute figure du despotisme sanguinaire mais éclairé, je tolère la comparaison.
RC : Monsieur est trop bon. Comment analyses-tu la saison ?
Vince : Je m’attribue environ 80% du succès de l’équipe. Je n’oublie certes pas les joueurs, (petit rappel, environ 10 joueurs sur la saison, soit 2% pour chacun), mais je tiens à rappeler mon rôle prépondérant dans ce maintien au sein de l’élite. Mes compositions d’équipe brillantes (face à Limeil ou à Rouen), mon humour et mon aura ont permis à chacun de se transcender. L’histoire ne retenant que la version des vainqueurs, j’ai déjà entrepris d’effacer les appariements des premières rondes, qui comptent autant de défaite d’équipe que de ma part.
RC : Une belle preuve d’honnêteté du capitaine. Et comment juges-tu la performance de chacun ?
Cap’tain Vince America : Globalement, j’ai trouvé qu’ils ont joué comme des patates. Hormis quelques fulgurances qui ont pu exercer un léger ombrage sur la suprématie de mon niveau de jeu personnel, il faut admettre que j’ai dû prendre 10 ans durant cette année de capitanat. Entre ceux qui ne comprennent pas qu’il faut développer les pièces dans l’ouverture et ceux qui gèrent leur temps en partie longue comme les Qataris gèrent leur argent sur les Champs Elysées, pas un ne mérite ma considération. Ceci étant, il faut bien se rendre à l’évidence, ils se sont maintenus. Par une mystérieuse alchimie, ce magma échiquéen informe a accouché d’une équipe exceptionnelle qui m’a fait vivre ma plus belle saison. Mieux que mon accession au trône, plus fort que mes 99% de réussite au premier échiquier en N4 dans mon club formateur, mon équipe de bras cassés, on a quand même passé des moments extraordinaires cette saison.
RC : En gros vous grognez mais vous êtes content ?
Cap’tain Vince : Non. Un bon despote n’est jamais satisfait. Donc je continuerai de les insulter et de réécrire ma version de l’histoire. Et cette conversation n’a jamais eu lieu.


Un dernier merci à nos camarades qui nous ont prêté main forte tout au long de la saison :
Nahid aka Roger Rabbit, Jack Sparrow, Cuir et Martinet (alias le mec qui pollue une photo sur 2 dans le CR), Bruno d’Agen.

20/04/2013

100e : le Collector !

 
Décidément, le môme collectionne les centièmes !
Il a raflé la mise l'an passé au Boléro : champion du 100e Rapide du Canal.
Il a récidivé hier : champion du 100e Puro du Café de l'Est Parisien.
Arrivera-t-il à décrocher la palme du 100e Chess 960 du Café de l'Est Parisien ?
Rien n'est moins sûr. Nous verrons bien.
En attendant le Girondin se voit rebaptiser : désormais, c'est notre Collector !

Mike de Marseille n'est pas venu lui contester le titre hier. Il aurait croisé un Minime vice-champion de France qu'il n'a pas vu depuis des lustres et avec qui il a souvent joué dans la cité phocéenne : Rocky Rikou (2252 Elo Fide), après plus de dix ans d'abstinence, s'est jeté de nouveau dans le grand bain échiquéen : 23e, c'est dire le fort niveau homogène du tournoi !

Beaucoup de kibbitz sont venus se remémorer les pleurs et les joies de leurs anciennes escapades d'équipes, et apprendre le bal du carnet rose (plus de trente naissances en moins de cinq ans !) :
- les anciens du Chess XV : Laos Diplo, Prince Manouk, Paj le Mage, Laura B, Raffa
- les anciens de Vincennes : Carbonara, Schabadidon, Houmpa Sacha, Lol
- les Clichiens : Pierre O, Bonvalpif et les clichois :  Captain Ad Hoc, Mario (qui connaît au moins deux distilleries de rhum aux îles Canaries)
- ceux du Luco : Guizgui, Nancy, Phil Elektrik
- ceusses de chez Youssef : OuebMaestro,  Richard le Terrible, Polinox , Mario, Captains Haddock et Franz, Sergio et sa preuve par la  "non liste".

Parmi les participants de ce 100e, on note les gros bataillons de Bois-Colombes (Chairman Bobo prêt à dealer grave avec Politis, Binje, Stefan mais pas AuréliX), de Rybeja (Anibal, Younes, Jack B) et de la BNP (JiKriKri, Chitrit, Titli).

C'est un vrai Seine-et-Marnais qui gagne le Prix CB : le Redoutable repart avec le nectar Canarien. Et dire que Christophe Bouton l'aurait parié avant le match (il est vrai que lui aussi est natif de Seine-et-Marne) ! Stefano et Farin, abstèmes bien connus des internautes, repartent chacun avec une bouteille d'eau pure ferrugineuse tirée d'un puits artésien parisien (ah, la poche de l'Albien !). Polinox passe derrière et assure la collecte.

Un tournoi très serré; d'aucuns auraient noté la présence d'une quinzaine de joueurs à valeur de + 2000 Elo. Je n'étais pas dans le lot. Une 7e ronde capitale au cours de laquelle celui qui allait devenir le "Collector" a battu Phil Spector. Ils terminent chacun à 7,5 points sur 9, le départage fait le reste.

Le Girondin nous confie qu'il a pris un point "pas très propre" face à Christophe B. C'est du blitz !
Dans le même registre, Yegonzo, tombé au temps, réussit le tour de passe passe de prendre le demi-point à son adversaire Rémix, qui -j'imagine- ne devait pas avoir les yeux rivés sur la pendule.
Quick Ness commet l'avant-dernier coup irrégulier et gagne face à Tudor qui, avec une grande avidité, se jette sur le Roi de Quick Ness et le... capture ! Décidément, un tournoi, une bourde pour notre ami Roumain...

Anibal monte sur la 3e marche du podium, après avoir perdu face à la Dream Team : le Connétbale et le Collector.

Le Géant du Nord, shérif du 59e, se place 4e. Lui aussi a perdu face aux deux premiers, et également face à Stefan.

A noter la sévère contreperformance de Chairman Bobo (5 points) loin de son niveau habituel de jeu généralement exceptionnel. Sans doute éreinté par une journée de dur labeur et un voyage en province.

On aura appris que seuls Pat la Menace, et peut-être le frère de Jicé (statisticien en or de la FFT) connaissait la carrière de pongiste élite de Sergio, pur amateur d'opéra.

Décidément, JiKriKri ne me quitte plus : il était avec moi dimanche à l'espace Rosa Parks pour remporter la 2e étape du 6e Trophée du R2C2. Il étrennait hier son premier tournoi au Café de l'Est Parisien (un grand merci au passage pour le coup de main lors de la mise en place), et il sera sans doute le 26 mai avec Valentin, dans le 14e,  pour participer à la 3e étape du Trophée IdF des Familles.

Pierre Olivier est parti trop tôt, je n'ai pas pu le faire jouer (et parier) contre le champion de France de backgammon : il y aurait du spiel !

A vendredi prochain, pour le Rapide. Je file tenter, moi aussi, de gagner un tournoi !

100e Puro : la grille qui vaut de l'Or !

100e Puro
Grille américaine après la ronde 9
Pl   Nom Rapide Cat. Fede Ligue Rd01 Rd02 Rd03 Rd04 Rd05 Rd06 Rd07 Rd08 Rd09 Pts Tr. SB Perf. FFE
1   LE HUEC Marc 2300 Sen FRA IDF +31B +20N =7B =9N +4N +3B =2B +10N +5B 7,5 42,5 40,75 2380 2372
2   MAYER Philippe 2190 Sen FRA CVL -14N +30N +31B +20B +16N +8B =1N +4B +7N 7,5 39 36,75 2289 2282
3
SOTELO Renzo 2160 Sen FRA IDF =30B +5N =29B +15N +9B -1N +14B =7N +11B 6,5 40 33,25 2209 2191
4   CARPENTIER Pierre 2170 Sen FRA IDF +24B +6N =9B +11N -1B +14N =7B -2N +15B 6 42,5 31 2180 2162
5
BOUTON Christophe 2300 Sen FRA IDF -29N -3B +37N +32B +31N +16B +8N +6B -1N 6 38 24,5 2162 2008
6
DAVID Vincent 2020 Sen FRA IDF +45N -4B -22N +30B +40N +20B +12B -5N +14B 6 35 20,5 2107 2054
7   AMARGER Vincent 2120 Sen FRA IDF +28B +15N =1N +10B -8N +11B =4N =3B -2B 5,5 44 30 2169 2175
8
DJUKIC Victor 2000 Vet FRA IDF +39B =11N +21B +18N +7B -2N -5B =15N =10B 5,5 40 25 2160 2180
9
PINCON Stephane 1920 Sen FRA IDF +38N +23B =4N =1B -3N +29B -10N +24B =12B 5,5 39,5 23,5 2095 2120
10
TACHE Benjamin 2080 Sen FRA IDF +25B +17N +18B -7N -14B +21N +9B -1B =8N 5,5 39 26,75 2078 2078
11   MARTENET Jean-Baptiste 2170 Sen FRA IDF +26N =8B +14N -4B +29N -7N +13B +21B -3N 5,5 39 25,25 2105 2096
12
BACCHINI Stefano 2080 Sen ITA IDF +36N -14B +17N -16B +26N +24B -6N +19B =9N 5,5 35,5 23,75 1953 1865
13   LE ROUX Yann-Erle 2060 Sen FRA IDF   +44N +19B -14B =17N +22B -11N +23B +21N 5,5 34 22 2089 2042
14
FARROKHSERESHT Farin 1880 Sen IRI IDF +2B +12N -11B +13N +10N -4B -3N +20B -6N 5 43 28,5 2164 2149
15
CHITRIT Norbert 1970 Vet FRA IDF +27N -7B +43N -3B =22N +23B +18N =8B -4N 5 37,5 19,5 2028 2024
16   HURJUI Tudor 1920 Sen ROU IDF +40B -18N +25B +12N -2B -5N -19B +32N +27B 5 37 18,5 1916 1766
17   COSTE Remi 1790 Sen FRA IDF +37N -10B -12B +25N =13B +31B -21N +29N =20B 5 34 17,5 1953 1990
18   PLANE Boris 2140 Sen FRA IDF +32N +16B -10N -8B -24N +36B -15B +25N +26N 5 33 19 1919 1701
19   ELKIESS Gregory 1680 Sen SUI IDF -42N +45B -13N +38B -20N +40B +16N -12N +24B 5 32 13 1851 2031
20
MARTINE Jean-Christophe 2040 Sen FRA IDF +22B -1B +28N -2N +19B -6N +25B -14N =17N 4,5 40,5 20 1952 1863
21   TITLI Vincent-Christian 2110 Sen FRA IDF +43N =29B -8N +22B +23N -10B +17B -11N -13B 4,5 36,5 16,75 1982 1950
22   SEEBURUTH Nancy 1590 Sen FRA IDF -20N +27B +6B -21N =15B -13N -29B +30N +37N 4,5 34 18 1922 1882
23
RICOU Pierre 2100 Sen FRA PRO +44B -9N +24B =29N -21B -15N +30B -13N +32B 4,5 32,5 13,25 1900 1773
24
LEROY Stephane 1800 Sen FRA IDF -4N +37B -23N +43B +18B -12N +27B -9N -19N 4 35,5 12 1841 1637
25   ANDRE Emmanuel 1399 Sen FRA IDF -10N +26B -16N -17B +32N +28B -20N -18B +34N 4 33,5 14 1751 1743
26
BONNET-LIGEON Sebastien 1790 Sen FRA IDF -11B -25N +45B +39N -12B -27N +28B +36N -18B 4 31 9 1698  
27
PILARD Florent 1399 Sen FRA IDF -15B -22N -32N +37B +43N +26B -24N +31B -16N 4 29 10 1729 1663
28   DUSAN Jasic 1540 Sen SRB IDF -7N +38B -20B -31N +39B -25N -26N +37B +36B 4 26,5 9 1624  
29   BOUROGAA Younes 1910 Sen FRA IDF +5B =21N =3N =23B -11B -9N +22N -17B   3,5 37,5 18,25 2014 2005
30   BIRSAN Petru 1730 Sen ROU IDF =3N -2B +39B -6N -41B +38N -23N -22B +44B 3,5 36,5 8,25 1794  
31   ROLLIER Eric 1900 Sen FRA IDF -1N +36B -2N +28B -5B -17N +40B -27N   3 38,5 9 1765  
32   PETITJEAN Francois 1610 Sen FRA IDF -18B -39N +27B -5N -25B +44N +34N -16B -23N 3 33 8 1616 1242
33   PRIVITERA Salvo 1380 Sen FRA IDF             +38B +44N +39B 3 29 5 2073  
34   JALILI Baryalai 1999 Sen AFG BNO       -41N +37B +39N -32B +40N -25B 3 28 6 1552  
35   FOUQUES-DUPARC Paulin 1450 Sen FRA IDF           >45N -37B +39N +40B 3 26,5 4 1570  
36   VARELA Alfonso 1480 Vet FRA IDF -12B -31N -40B +45N +38B -18N +44B -26B -28N 3 26 3 1544  
37   CANCILA Daniela 1399 Sen FRA IDF -17B -24N -5B -27N -34N +43B +35N -28N -22B 2 33 4 1457  
38   BENJAMIN Jacques 1290 Sen FRA IDF -9B -28N +44B -19N -36N -30B -33N EXE   2 33 1 1288 1000
39   LLORENS Sebastien 1399 Sen FRA CHA -8N +32B -30N -26B -28N -34B +43N -35B -33N 2 32,5 4 1413  
40   RAY Stanislas 1399 Sen FRA AUV -16N -43B +36N +44B -6B -19N -31N -34B -35N 2 32 4 1465  
41   TAKVORIAN Richard 1760 Sen FRA IDF       +34B +30N         2 31,5 6,5 2354  
42   BELARDELLO Mario-Jovani 1780 Sen FRA IDF +19B                 1 32 5 1897  
43   PAOUNOFF Yoann 1530 Sen FRA IDF -21B +40N -15B -24N -27B -37N -39B     1 28,5 2 1362  
44   VIVICORSI Alexandre 1499 Sen FRA CRS -23N -13B -38N -40N +45B -32B -36N -33B -30N 1 28 0 1265  
45   KHAR Roman 1399 Sen UKR IDF -6B -19N -26N -36B -44N <35B       0 33,5 0 1071