19/02/2013

retour sur le we de nationale 2 par... le Girondin !!!


« Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees ! We did dit !!! »
Zzzzz --- Rewind --- zzzzz
Afin de comprendre cette petite phrase énigmatique, je vous propose un retour en live différé sur le parcours chaotique du Canal lors des rondes 8 et 9…
Déjà le dernier week-end complet, puisqu’il ne nous reste plus que 3 matchs car nous serons exempts lors de l’avant-dernière ronde de la saison. Et qui dit exempt dit pas de points, et qui dit pas de points dit pas de chocolat et pas de N2 l’an prochain. Et les points, ça commence dès samedi avec une rencontre délicate face à Rouen. Si on les avait battus tranquillement l’an dernier en N3, c’est en fait surtout parce qu’on avait joué l’équipe 2… En affrontant l’équipe 1 on s’attaque à un plus gros morceau, et la tâche s’annonce compliquée. Iron Manouk et Jack Sparrow ne sont pas des nôtres, dur. Mais au Canal, on a de la réserve. Vruno est venu nous renforcer pour palier le désistement de Pilou parti jouer au Risk grandeur nature dans une simulation de G20 entre étudiants de grandes écoles. La Prusse rapporte 5 bataillons par tour, et c’est donc tout logiquement qu’il défendra les couleurs de l’empire teuton, intimidant avec brio ses opposants par son accent alsacien et ses simulations montécarliennes de combats aux dés. En guest star, Cuir et Martinet (himself) est sorti de sa retraite (et de son fourreau) pour montrer à la face du monde que son élo  en partie lente n’est pas usurpé et qu’il comprend « certaines choses », comprenne qui pourra (il ne saurait en effet en être autrement). Il remplacera Alexandre le Grand pour une ronde, pas deux. Cuir et Martinet distille son talent avec parcimonie. Sache-le.
En face, Rouen nous a réservé une petite surprise. Habitués à jouer avec un seul titré par match, ils nous en alignent 2, et mettent leur équipe de compet’ derrière. Nous partons donc largement derrière, mais pas vaincus, on n’a pas non plus fait le déplacement pour rien. Grâce à ma ponctualité légendaire, j’ai contraint l’équipe à mâchonner un sandwich devant l’échiquier, et j’espère secrètement que les miettes de pains dispersées sur la table déconcentreront nos valeureux adversaires…
C’est parti, on appuie sur la pendule. (Chers gens du pays de Rouen, si vous nous lisez, merci de ne pas avoir appuyé plus tôt. D’une part ça nous a permis de ne pas partir avec un handicap de temps, d’autre part j’ai conservé mon intégrité physique grâce à ce geste magnanime.)
Au premier échiquier, Mike affronte Dgebuadze avec les noirs. Une sicilienne qui me semble classique, mais très vite les blancs annoncent la couleur avec Tf3 suivi de Th3. D’un côté on pense à ce bon vieux mat du berger qu’on tente en petit-poussin au cas où l’autre ne connaîtrait pas, de l’autre on se dit que quand l’adversaire a déjà joué tout le gratin mondial c’est peut-être un signe qu’il faudrait se méfier. Mike a alors deux options. Se la jouer comme dans les livres et saccager la structure blanche en sacrifiant une qualité pour un pion, ou être plus propre et se contenter de capturer le fou noir des blancs. Prudent, il choisit la 2e option et diminue un peu le potentiel offensif des blancs. Apparemment un choix payant, puisque que le coup suivant les blancs proposent nulle ! A ce moment du match, on n’est pas au top, et Captain Vince  demande à Mike de continuer. Avec les noirs. Contre un GM à plus de 2500. EH OUAIS GARÇON !!! Bon ça va pas être facile quand même, hein, d’autant que Mike se plonge alors dans une longue réflexion au coup suivant qui l’amène rapidement dans une situation délicate au temps. Aïe, le zeit not va passer par là et faire perdre le fil à notre guerrier. Un coup intermédiaire en dessous de la ceinture et voilà Mike contraint à l’abandon, rageant !
Au 2e échiquier, j’affronte Mladenov. Merde, encore un titré, pas de pot, c’est la première fois qu’ils alignent les deux en même temps ! Aucune idée de ce qu’il joue, on verra bien. Surprise, il rentre dans une variante très tactique dans un début irrégulier. Me voilà déroqué dès le 6e coup et sans avoir échangé les dames, mais avec un pion de plus. Le malheureux ne sait pas que quand Marcus mange un pion, il s’y accroche. Mon préciiiieuuuuuux ! NAN PAS TOUCHER ! Même si mon roi va en f1 puis en g1. Vais me cacher dans mon coin et digérer mon pion. Na. Bon faut quand même faire attention parce que ça ouvre des lignes tout ça. Je finis par rendre le pion, dans une position totalement déséquilibrée. Les noirs ont tout le centre pour eux mais les blancs ont sans faire exprès amassé des pièces sur le roque adverse. Tant et si bien qu’après un lâché de poney au centre de l’échiquier, les noirs ne peuvent plus prévenir la perte d’une qualité. Yeah ! Ouais, enfin encore faut-il ne pas perdre le fil car le zeit not approche à grands pas pour nous deux. Je fais alors le mauvais choix, et au lieu de garder la pression simplifie un peu trop. Les noirs reprennent l’initiative et proposent même l’échange de dames. C’est à ce moment que mon adversaire propose nulle ! Dilemme. La seule possibilité de garder un peu de jeu est de ramener ma dame en d1. Avec le développement harmonieux que voici : Ta1, Fc1, Dd1, Rg1, Th1 (et Fh7 on sait pas trop pourquoi). Un peu anxieux de devoir jouer 20 coups en 10min avec une position pareille, je prends la nulle, et pars comme un voleur à la gare. Quelques regrets sur mon coup de simplification, d’autant que la clé était trouvable, mais un bon demi-point quand même.
Au 3e, c’est Max qui s’y colle. Partie qui s’annonce difficile dès le début. Les blancs jouent précis, et ils obtiennent tout ce dont ils peuvent rêver. La paire de fous, la meilleure structure, le roi à l’abri… C’est simple, on en vient même à se demander si les noirs vont pouvoir bouger une oreille sans se faire couper l’autre. C’est alors que Maxime joue la carte Sektor Gaza (du punk russe. Ça ne s’écoute pas, ça se vit… cherche pas t’as tort) et brouille les pistes… Il enfile sa cagoule de terroriste palestino-tchétchène et retourne l’échiquier côté viande. Il donne un pion, puis deux, et la magie des forces de libération opère. Quelques instants plus tard, le voici avec une qualité, puis une pièce de plus ! Bon, faut dire qu’il partait de tellement loin que même avec une pièce de plus ça n’est pas gagné. Maximus ne parviendra d’ailleurs pas à tirer mieux que la nulle de cette position. Dommage. Mais quand on passe de -3 à +2, on se dit qu’on a quand même déjà bien tiré sur la corde.
Pendant ce temps-là, Leeeeuu Stahl joue comme un grand maître dans une attaque anglaise de la sicilienne. Partie d’école où les deux camps placent beaucoup de thèmes, les noirs parvenant même à rendre leur fou noir performant. Le zeit not approche et les forces se neutralisent même si on sent que ça ne va pas durer. Je suis hélas parti avant de voir comment tout cela s’est dénoué, mais d’après le principal intéressé les noirs ont sournoisement abandonné leur pion d6 afin de libérer leurs forces, et les blancs ont fini par se faire piéger. Une défaite logique au niveau du classement, mais toujours douloureuse quand on a eu une position prometteuse.
Au 5, c’est Captain Vince qui revient dans l’équipe après quelques rondes au chaud. Il prend les noirs, comme souvent, et se retrouve dans une position qui lui convient bien. Son adversaire lui ne se livre pas et ne lâche aucune case, ce qui contraint le captain à se découvrir. Il abandonne donc quelque peu le centre et passe à l’offensive sur cases noires. Alors qu’il s’apprête à faire voler en éclats le centre des blancs, il oublie une petite pointe tactique. Aïe, ça pique. Pas très compliquée, un coup tellement évident qu’on en viendrait à l’oublier. D’ailleurs on l’oublie tiens. On néglige de chasser le cavalier g5 et voilà que e5 menace un terrible mat en h7… Dure défaite, mais là encore on ne partait pas favoris sur le papier. La malédiction du 16e coup a encore frappé…
On en vient naturellement à la table 6, centre de toutes les attentions. Cuir et Martinet affronte une jeune femme dont le patronyme venu tout droit des héritages de la diaspora soviétique échiquéenne laisse présager le pire. C’est pas qu’on soit plus rassuré en affrontant M. Tartempion plutôt que Mme Petroskovaskaianovna, mais… Un peu quand même. Pour avoir pas mal pratiqué le JB (j’allais pas dire pour avoir pratiqué le martinet, vous auriez pu vous méprendre bande de pervers) en blitz, je sais qu’il est dans une position (échiquéenne) qu’il affectionne. Quelques faiblesses chez les noirs, du temps pour ses manœuvres toujours très alambiquées, à l’aise je vous dis. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que Cuir et Martinet, quand il est devant un échiquier, il ne joue pas. Ou plutôt si. Il joue sa vie. Et perd 3 litres d’eau par match. Passé par toutes les phases de stress, du sourire crispé à la concentration extrême, en passant par le gigotement intempestif, il finira même par une phase quasi-autistique consistant en un mouvement de balancier d’avant en arrière au rythme de « Cuir, cuir, cuir et moustache ». Il progresse, progresse, annihile lentement tout contre-jeu, et obtiendra finalement une position gagnante. Las, ne voyant pas la suite gagnante sur le moment, il laissera à son adversaire une chance qu’elle ne manquera pas de saisir pour s’extirper de ce mauvais pas. L’école russe a encore frappé !
La table 7 n’en est pas moins intéressante, elle qui accueille pour la première fois Vruno dans nos rangs. Au sortir d’une ouverture française bien française (comprendre une position pleine de faiblesses, se faisant attaquer sur tous les fronts mais droite dans ses bottes), Vruno comprend qu’il ne peut pas continuer ainsi. Il sait que Maximus a déjà lancé la révolution, et décide de sacrifier sa dame pour obtenir du jeu. Et ça marche ! Les blancs relèvent le défi et comme par magie les noirs obtiennent un semblant de coordination et un fou blanc presque actif. Empêtrés sur leur première rangée, les blancs ne parviennent pas à se sortir de l’ornière et lentement les noirs obtiennent une position tout à fait saine et grâce à leur forteresse s’orientent tranquillement vers une nulle bien méritée. C’est alors que survient l’improbable. Alors que le destin de cette partie rocambolesque était pratiquement scellé, Vruno décide de faire partir son roi en vadrouille et en oublie ses fantassins restés en retrait. Une perte de pion g7 plus tard et le sort de la partie changeait de main, basculant du côté blanc. Quel dommage d’avoir gâché tant de créativité, mais une partie qui en aura passionné plus d’un ce jour-là.
Enfin, j’ai envie de dire comme à son habitude, Marianne nous a fait ce qu’il convient désormais d’appeler une Mariannette. Sa classique. La Margherita du Pizza Papa. Une ouverture très bien maîtrisée, un avantage certain aux alentours du 20e coup, et un petit manque de prise d’initiative pour conclure. Pourtant tout y était, les noirs avaient créé eux-mêmes les quelques points de rupture nécessaires à l’éclatement de leur position, qui avec un roi resté au centre devait leur être fatal. Malheureusement, par extrême précaution, Marianne laissera son adversaire échanger quelques pièces et réduire drastiquement les chances de gain. Dans une position devenue totalement égale, elle prend le demi-point. Marianne, la prochaine fois, pense « côté viande », et la position adversaire tombera comme un château de carte, parole de canaliste ;)
Une défaite 4-0 donc, pas étonnante, mais qui laisse la place à quelques regrets. De toute façon on sait que l’avenir de l’équipe en N2 ne se jouait pas sur cette ronde, et que la suivante serait bien plus décisive… 
La honte de la défaite rapidement évacuée, toute l’équipe pouvait alors se tourner vers la ronde décisive. La seule qui importait vraiment. 


Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...
Tin tin tin tiiiiiiiiiiiiiiin, tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, tin tin tin tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, tin, tin tin tin tiiiiiiiiiiiiin tin, tin tin tin tin….
Les enfants, c’est au 41e jour de l’an 2013, à bord du vaisseau D’Indy, qu’eut lieu la fameuse Bataille du Maintien. Et oui, chers amis,  car malgré tout notre panache et toute notre fougue, tel Rodrigue nous partîmes à 8 et par un coup du sort, nous vîmes fanny en arrivant aux portes de la relégation. C’est donc sous un crachin tout parisien, à l’abri des tumultes de la civilisation, que se déroula un combat qui restera dans les annales du club. Ce jour-là, on a écrit l’histoire, et les héros se sont révélés.
Arrivée de pas très loin, l’équipe de Savigny est au complet. Leurs deux titrés habituels devant, on reste favoris sur les échiquiers suivants. Seulement, l’histoire nous a montré qu’être favoris garantit peu de choses en N2, et loin de nous l’idée de crier victoire avant d’avoir tué l’ours bulgare.
Et l’histoire commence bien. PalpaVince (« Sénateur, puis Suprême Chancelier de la République et enfin Empereur auto-proclamé de la galaxie. » Wikipedia. Tout est dit.) donne même du hochement de tête satisfait à ses troupes, tout le monde se sortant proprement de l’ouverture. Ça sonne comme un commentaire d’entraineur de petits-poussins en phase départementale de championnat jeune, certes, je vous l’accorde, mais les multiples défaites en 16 coups des dernières rondes nous font nous satisfaire de petites victoires comme celle-ci.
 
Au premier, une fois n’est pas coutume, Obi Marc Kenobi affronte le premier ours bulgare. Sortant pour la 2e fois de sa carrière de son répertoire fétiche, ce dernier se retrouve sur la défensive très rapidement. Les blancs ont à peu près tout ce qu’ils souhaitent, ne reste qu’à attendre la bourde adverse. Oui mais que faire quand l’adversaire ne bourde pas ? Eeeeeh bien j’vous le demande ma bonne dame. Obi Marc améliore donc sa position tranquillement, contenant les soubresauts noirs, et c’est déjà une grande puissance ennemie qui semble maîtrisée. 
Au 2e, Mikhan Solo affronte Chewbacca, et c’est déjà plus cocasse. Englués dans une partie molle, les noirs tentent de se préparer au mieux à la percée blanche qui arrivera tôt ou tard. Utilisé à contre-emploi pour contenir les assauts apathiques de cet adversaire atypique, Mikhan Solo cherchera durant toute la partie à dynamiter cette position ultra fermée où les premiers pions ne s’échangeront que très tard. Face à un adversaire qui visse ses pièces comme un tourneur fraiseur monomaniaque, notre combattant ne perd pas ses nerfs et cherche coûte que coûte du contre-jeu. Après avoir vissé un poney en c6 à en transpercer le vinyle, les blancs finissent par empocher une qualité. Mikhan Solo ne perd alors pas ses nerfs, il passe dans un mode guerilla qui lui va si bien, et tente par tous les moyens de renverser l’ordre établi en lorgnant vers l’aile roi affaiblie alors que Chewbacca salive déjà des faiblesses de l’aile dame.
Au 3e échiquier, Stahl Vador est d’humeur massacrante. Il donne du sabre laser à tout va, quels que soient les coups adverses. Lorsque les noirs ont l’outrecuidance de pousser g5, il sacrifie donc rageusement son poney sur l’assaillant et annonce direct la couleur. Cette partie sera côté viande ou ne sera pas. Sa pièce sacrifiée, il commence alors à réfléchir à la correction de son coup, et découvre avec enchantement que ses pièces se coordonnent à merveille. Il faut avouer qu’on n’a jamais bien compris quelles forces obscures animent Stahl Vador, mais pour paraphraser PalpaVince au sujet d’un autre seigneur Sith, on peut contester l’idéologie, mais on ne peut pas contester l’organisation. Et l’entreprise de démolition est belle, qui mènera progressivement les noirs vers une issue funeste.


Jar Jar BiMax est au 4e échiquier, et affronte une redoutable adversaire. Fidèle à son style déjanté, il met tout de suite les points sur les i et les barres sur les t. On peut fermer les livres dès le 3e coup. En jouant un coup à droite, un à gauche, il tente de désorienter son adversaire. Il faut dire que comme par magie on lui joue toujours le même système, et on peut comprendre son agacement face à tant d’acharnement théorique. Faut quand même faire attention, ça a l’air de tenir mais à un fil seulement…

Maître Yodalban, lui, confiant est. Au 5e échiquier, une ouest-indienne il me semble qu’il joue, ou peut-être une hollandaise est-ce ? Concentré il est, et son être tout entier vers un seul but est orienté, la victoire. Par les sirènes des cases noires il ne se laisse pas distraire, et à un pilonnage des cases blanches sans relâche il s’attèle. Mais tant à la pêche aux faiblesses va Yodalban qu’à la fin il se brûle, et c’est dans un grand soulagement que la proposition de nulle adversaire il accepte.
Table 6, PalpaVince étend méthodiquement son empire noir. Il a profité des approximations blanches du début de partie pour prendre possession du centre et des cases faibles consenties par son adversaire. Lentement il distille son poison et repousse les forces ennemies dans leur camp. L’empereur est confiant. Il sait que son travail de sape psychologique portera ses fruits. La défaite de son adversaire est en lui. Les blancs ne luttent déjà plus pour la victoire mais pour tenter de sauver leur âme. Tout est question de temps avant qu’ils ne soient happés par le pouvoir de la force…

A sa gauche, c’est Alex Skywalker qui affronte un adversaire à sa portée. Comme à son habitude, il prend son adversaire à la gorge dès les premiers instants. A peine le temps de roquer que les blancs partent à l’assaut de l’étoile noire. Tout cela au prix modique d’un petit pion, mais la question reste entière… Tout cela est-il bien correct ? Alex Skywalker est un surdoué de l’attaque, on ne le sait que trop, alors on lui fait confiance. Comme on peut…


Au 8, Princesse Leia est là pour rassurer les troupes. Dans son ouverture fétiche, elle sanctionne immédiatement la première imprécision blanche et gagne un pion net. Pour le digérer, il faut cependant rester vigilant, car les complications et les interversions de coups dans les variantes qui suivent se paieront cash. Et à ce petit jeu, c’est son adversaire qui tire son épingle du jeu. Nous qui croyions à une victoire expéditive, voilà qu’on se met à espérer un match nul !
Les choses mettent ensuite du temps à se décanter. Heureusement, à l’approche du zeit not, on y voit un peu plus clair.
Princesse Leia ne se remettra jamais de son gain de pion. Après avoir loupé un gain de pièce dans les complications qui ont suivi, elle finit par concéder la paire de fou et les faiblesses autour de son roi feront le reste.
Heureusement, cette défaite est rapidement contre-balancée par 2 de nos combattants. Comme prévu, l’adversaire de PalpaVince a succombé à la force. Alors qu’il commençait à reprendre du poil de la bête, sa main a été irrémédiablement forcée d’offrir une tour à l’empereur qui n’en demandait pas tant. Il abandonne immédiatement, incapable de se relever après ce tour de force. De son côté, Alex Skywalker a envoyé toutes ses forces dans la bataille. Sacrifice, sacrifice, mat. Easy. Et ça fait 2-1 sur les 4 derniers échiquiers.
Il reste alors les échiquiers 1 à 4, sur lesquels tout est possible. Au 4e, ce sera dur pour Jar Jar BiMax, qui doit défendre une position avec une qualité de moins et des faiblesses en plus. Il succombe sous les coups peu après le contrôle du temps et ça fait 2-2 !
Stahl Vador, lui, a patiemment asphyxié son adversaire de sa main bionique. Avec une pièce en moins, on dirait que c’est lui qui a le plus de matériel. A force de de devoir trouver des coups uniques, son adversaire ploie inexorablement. Transposition en finale gagnante, et gain rapide. 3-2 !
Il reste alors deux parties, celles de Mikhan Solo et d’Obi Marc Kenobi.  Le second a eu une partie paisible. Jamais inquiété, sa position est toujours restée solide. Oui mais voilà. Le 40e coup passé, il se plonge dans une intense réflexion. Malgré les apparences d’une position active, il voit des fantômes partout. Une petite passe tactique lui permettrait de gagner un pion, mais il ne voit que la perte d’un poney. Erreur, il fallait voir un coup plus loin. La nulle est possible, en témoigne la bête qui affiche crânement son 0.00, mais de vieux démons ressurgissent et Obi Marc Kenobi succombe sous les coups de l’ours bulgare. 3-3


Vous l’aurez compris, le sort du match est donc entre les mains de Mikhan Solo. Et alors qu’Obi Marc perd sa partie, la position table 2 est complexe. Chewbacca a mangé une tour adverse mais Mikhan Solo possède de l’espoir. Il a le « Poney Noir ». Le black poney power comme on dit. Laissant son adversaire le défier vainement dans un duel d’incrustation artisanale de pièces sur table, Mikhan Solo prépare le soulèvement qui libèrera son équipe. Alors que Chewbacca parvient à échanger un peu de matériel, Mikhan déboulonne l’aile roi blanche et laisse le roi adverse totalement à poil. Sonnée, la bête mettra quelques coups à réaliser que le perpétuel ne serait que la meilleure des options pour elle. Le match nul est sauvé ! Mais Mikhan Solo veut plus ! Et le « Finish Him » des Tekken 2 de son enfance raisonnent encore dans sa tête. Ni une ni deux, il échange les dames. C’est décidé, il joue désormais pour le gain !!! Les blancs ne doivent pas faire d’erreur s’ils veulent survivre, mais en un coup la position bascule. Le dernier soldat blanc tombe, et la position n’offre plus d’espoirs de salut. Avec 3 pions passés liés et le black poney bien harnaché, Mikhan Solo peut voir venir. La tour blanche aura beau perforer le tapis de jeu le temps de quelques ultimes vissages, le sort en est jeté. 4-3
Et donc, comme je disais avant cette légère digression… 
« Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees ! We did dit !!! »
May the Force be with you.
Le Girondin

2 commentaires :

Anonyme a dit…

Excellent comme toujours, j'adore.

Yodalban

martenet jean-baptiste a dit…

Bravo bravo bravo. au cr comme lequipe. 3 litres par match n est malheureusement pas exagere...